GESTION du STRESS au TRAVAIL

GESTION du STRESS au TRAVAIL

  • stress/travail

Stress au travail

Un salarié européen sur cinq déclare souffrir de troubles liés au stress
au travail.

Le phénomène, en constante augmentation, n’épargne plus aucun secteur d’activité.
A l’intérieur même de l’entreprise, de l’opérateur au dirigeant, personne n’est à l’abri.

Les atteintes à l’image de l’entreprise ,la dégradation du climat social , voir familial ,entrent en ligne de compte .

• Symptômes physiques de stress chronique :
douleurs musculaires, articulaires, troubles du sommeil, épuisement, sentiment d’oppression…

Symptômes émotionnels :
sensibilité et nervosité accrues, crises de larmes ou de nerfs, angoisse, excitation, tristesse, mal-être…

• Symptômes intellectuels :
troubles de la concentration (oublis, erreurs), difficultés à prendre des initiatives ou des décisions ;

Ces symptômes ont des répercussions sur les comportements :

recours à des produits calmants et excitants (somnifères, alcool, tabac, canabis), inhibition, repli sur soi, modification des conduites alimentaires.,divorce …

Si l’état de stress se prolonge, il peut provoquer des pathologies graves : maladies cardiovasculaires, troubles musculosquelettiques, dépressions, mais aussi une diminution de la résistance aux infections.

Il favorise en outre la survenue d’accidents du travail.

l’addition est lourde

Les conséquences du stress ne pèsent pas seulement sur l’individu en termes de souffrance et de préjudice, l’entourage proche , la famille aussi est touchée…

Elles ont également un coût pour la société dans son ensemble et pour les entreprises.

la gestion de l’absentéisme, du turn-over, des accidents du travail, les remplacements du personnel, la réorganisation du travail , mais aussi les difficultés à recruter de nouveaux employés, les problèmes de démotivation, de baisse de créativité, la productivité moindre, malfaçons, dysfonctionnements,

Une étude réalisée par l’INRS montre que le coût direct et indirect du stress en 2007 :

> peut être estimé entre 1,9 et 3 milliards d’euros,

> ce qui représente de 0,1 à 0,16%
du PIB français.
Il s’agit d’une évaluation à minima qui ne prend en compte qu’un seul facteur de stress
 et uniquement trois pathologies.

• MCV: Maladies cardiovasculaires
• Dépr. : dépression
• TMS : troubles musculosquelettiques

les effets sur la santé

Le stress résulte des efforts d’adaptation de l’organisme. Mais à trop solliciter l’organisme, on risque de l’épuiser. Quand le stress au travail s’installe dans la durée (stress chronique), il peut ainsi avoir de lourdes conséquences sur la santé.

Bon stress ? Mauvais stress ?

Selon des idées répandues, le bon stress permettrait aux salariés de donner le meilleur d’eux-mêmes, tandis que le mauvais stress rendrait malade. Il n’y a pourtant scientifiquement ni bon, ni mauvais stress mais un phénomène d’adaptation du corps rendu nécessaire par l’environnement.

Il faut en revanche différencier « stress aigu » et « stress chronique » qui ont des effets distincts sur la santé.

L’état de stress aigu correspond aux réactions de notre organisme quand nous faisons face à une menace ou un enjeu ponctuel (prise de parole en public, changement de poste, situation inattendue…). Quand la situation prend fin, les symptômes de stress s’arrêtent peu après.

L’état de stress chronique est une réponse de notre corps à une situation de stress qui s’installe dans la durée : tous les jours au travail, nous avons ainsi l’impression que ce que l’on nous demande dans le cadre professionnel excède nos capacités. Le stress chronique a toujours des effets néfastes sur la santé.

stress /travail

Les cas de stress dans l’entreprise sont parfois niés ou attribués à la fragilité ou à l’inadaptation au poste de certains salariés.Il est pourtant indispensable de rechercher les liens possibles avec le contexte professionnel. La surcharge de travail, des objectifs insuffisamment définis, des relations difficiles avec la hiérarchie ou les collègues, un manque d’autonomie peuvent être en cause. Si des facteurs de stress liés au travail sont mis en évidence, des mesures de prévention adaptées permettront en priorité de les supprimer ou, au moins, de les réduire.

Prévention:

Agir sur les causes du stress plutôt que sur ses symptômes

Assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés au travail.

Une personne en situation de stress au travail ressent un déséquilibre entre ce qu’on lui demande de faire et les ressources dont elle dispose :
Les raisons de ce déséquilibre peuvent être liées…

  • au contenu du travail à effectuer : Surcharge ou sous-charge de travail, exigences qualitatives excessives, monotonie, répétition…
  • à l’organisation du travail : Répartition et planification des tâches imposée ou inadaptée, imprécision des missions, exigences contradictoires, mauvaise communication, interruption fréquente dans le déroulement du travail, statut précaire, sous-traitance…
  • aux relations de travail : Manque de soutien, reconnaissance insuffisante, isolement, management peu participatif…
  • à l’environnement physique : Bruit, chaleur, manque d’espace…
  • à l’évolution sociologique : Utilisation croissante des techniques
 de communication à distance, individualisation de l’activité,
 exigence ou agressivité de l’entreprise…
  • à la situation macro-économique : Concurrence, compétitivité, mauvaise santé économique de l’entreprise…On différencie généralement…

• les situations de stress aigu :
quand une personne doit faire face
à un événement ponctuel exigeant (présentation orale, rapport de fin d’année…). Lorsque
cette situation prend fin, les symptômes de stress s’arrêtent généralement peu de temps après.

• des situations de stress chronique :
quand la personne est confrontée dans le cadre de son travail à des contraintes durables.
Ce type de situation peut provoquer
des pathologies graves.

Fragilité individuelle ou problème collectif ?

Le stress devient un problème pour l’entreprise quand les manifestations de mal-être
se multiplient parmi les salariés. Le stress au travail n’est pas alors le révélateur de fragilités individuelles mais le symptôme d’un problème dans l’organisation du travail.

Stress, harcèlement, agressions…

Le harcèlement, les agressions au travail peuvent être liés au stress : un contexte professionnel stressant peut, par exemple, favoriser l’apparition de situations de harcèlement.

Pour autant,la gravité de ces différents risques n’est pas la même.
Un cas de harcèlement avéré ou des violences physiques témoigne d’une situation de travail déjà dégradée et doit systématiquement alerter le chef d’entreprise.

Quand le stress est ponctuel et qu’il est accepté par l’individu, ses conséquences peuvent être supportables. En revanche, quand le stress dure et, plus encore quand il est subi, il finit toujours par avoir un coût pour l’organisme. Prendre l’habitude de gérer les salariés “par le stress”, pour dynamiser leur productivité ou leur créativité, c’est donc, à plus ou moins brève échéance, prendre le risque de les épuiser.

Des signaux d’alerte

Parmi les indicateurs du niveau de stress dans votre entreprise , soyez particulièrement attentifs aux informations quantitatives et qualitatives dont vous disposez, concernant…

le fonctionnement de l’entreprise :

temps de travail : nombre moyen de jours d’absence,
 nombre de salariés travaillant en horaires atypiques…

  • mouvement du personnel : taux de turn-over, existence de postes non pourvus…
  • activité de l’entreprise : défauts de production, retards…
  • lasantéetlasécuritédessalariés:
  • accidents du travail : taux de fréquence et taux de gravité…
  • maladies professionnelles : nombre de troubles musculosquelettiques…
  • signes de malaise : crises de nerf ou de larmes survenues
    lors de la visite médicale avec le médecin du travail, consommation de psychotropes…
  • activité du service de santé au travail : augmentation du nombre de consultations spontanées, nombre de déclarations d’inaptitude… l …Quand les signaux d’alerte deviennent signaux d’alarme.
 Les cas de violence avec les usagers, les clients ou entre salariés, les cas de harcèlement, de suicide ou de tentative de suicide – qu’ils prennent place sur le lieu du travail ou qu’ils soient attribués au travail – sont le signe d’une ambiance de travail très dégradée. Une prise en charge des salariés directement ou indirectement concernés doit être mise en oeuvre le plus rapidement possible. Mais ces événements graves doivent également provoquer une réflexion sur leurs causes (“comment en est-on arrivé là ?”), incluant les facteurs liés à l’organisation du travail.

les raisons d’agir

En tant qu’employeur,
vous avez une obligation générale d’assurer la sécurité
 et de protéger la santé de vos salariés.

L’article L. 4121-1 du code du travail définit l’obligation générale de sécurité qui incombe à l’employeur : il lui revient de prendre les mesures nécessaires pour assurer et protéger la santé physique et mentale et la sécurité de ses salariés.

Pour satisfaire à cette obligation générale de sécurité, le chef d’entreprise peut s’appuyer sur les principes généraux de prévention qui s’appliquent quels que soient les risques.

Parmi ces principes, figurent notamment la nécessité…

  • d’évaluer les risques : le stress au travail est à prendre en compte au moment de l’évaluation des risques et si le risque existe, il faut l’intégrer au document unique, au même titre que les autres risques.
  • de combattre le risque à la source : prévenir l’état de stress, c’est d’abord et avant tout promouvoir au sein des entreprises
    des modes d’organisation non délétères pour la santé des salariés. Parmi les exemples d’actions qu’on pourrait citer : adapter le travail demandé aux ressources des employés, définir clairement les rôles et responsabilités de chacun, améliorer les communications…
  • d’adapter le travail à l’homme (et non l’inverse) : en particulier en ce qui concerne les méthodes de travail et de production,
    la conception des postes de travail, le choix des équipements…
  • de planifier la prévention : en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales, l’influence des facteurs ambiants..

Mettez à profit cette obligation légale pour identifier précisément les problèmes de stress dans votre entreprise et pour les faire disparaître.

  • Vousrepérerezlesdysfonctionnementsquipénalisentvotreproduction.
  • Vousoptimiserezvotreproductivitéetlaqualitédevotreproduction.
  • Vous diminuerez les accidents de travail, les maladies professionnelles, l’absentéisme et le turn-over ainsi que les coûts qu’ils engendrent.
  • Vousaméliorezlesconditionsdetravaildevossalariés.
  • Vous favoriserez l’implication des salariés dans leur travail.
  • Vousaméliorerezleclimatsocialdevotreentreprise.
  • Vousexercerezlaresponsabilitésocialedevotreentreprise.Prévenir le stress

    Prévenir le stress au travail ou le diminuer, c’est possible…

    Si les indicateurs de stress sont alarmants ou se dégradent de façon significative, il est urgent d’agir.

    les solutions à mettre en œuvre sont à définir en fonction de vos ressources internes
    et de la réalité des conditions de travail de votre entreprise.

    Prévenir le stress au travail par l’hypnose et la sophrologie, ça marche si :

  • Vous mettez en place un ou des groupes projets,
  • Vous informez et faites participer le personnel à cette initiative,
  • vous êtes prêts, à faire évoluer l’organisation du travail,
  • vousvousengagezdansladurée.

Apprendre à gérer ses émotions ? à se relaxer ? à faire face au stress ?

Identifier et s’attaquer aux causes réelles du stress,prendre en compte l’ensemble des facteurs de risque dans les situations de travail.

Hors situations d’urgence(suicide, violences, harcèlement…), vous pouvez planifier une démarche de prévention du stress.

Elle devra suivre les 4 étapes suivantes :

  1. Pré-diagnostic
    Dans cette première étape, les indicateurs existants sur le fonctionnement de l’entreprise et la santé et les besoins des salariés sont recueillis.
  2. Mise en place d’un groupe du projet
    Si à la suite d’une première analyse des données recueillies, la présence du stress est confirmée, il est recommandé de constituer des groupes projet en interne ayant pour objectif d’accompagner la démarche de prévention (information des salariés, participation aux choix des outils d’investigation…).
  3. Elaboration et mise en œuvre du plan d’action
  4. Evaluation des résultats

Une fois le plan d’action effectué avec l’implication et l’éclairage du groupe projet, les résultats sont communiqués aux différents acteurs de l’entreprise.

Il s’agira de suivre l’évolution des indicateurs pris en compte dans les phases de pré-diagnostic.

Le choix d’une démarche de prévention du stress adaptée à votre entreprise vous appartient. Mais pour la mettre en place, vous n’êtes pas seul. ..